samedi 8 avril 2017

CCCXXXV

Cela faisait longtemps.

Sur le plan de la confidence, je n’aurai pas parlé de mon automne particulièrement prolifique, de mes voyages à Venise ou à Barcelone, que sais-je. En partie par manque de temps, en partie également parce que j’ai de plus en plus de mal à raconter ce qui fait ma vie, parce que je préfère garder ce qui est intéressant pour créer autre chose, parce que je constate que tout ce que je fais en-dehors de ce but m’ennuie profondément. Je ne me sens plus du tout chez moi ici. Je ne fermerai pas ce blog, déjà parce que j’aime relire, parfois, le rouge de la honte aux joues et le sourire de la nostalgie aux lèvres, mes pensées voilées d’il y a deux, trois, quatre ans, ou encore parce que cela m’attriste d’effacer ce sur quoi j’ai passé, finalement, tant de temps (parfois près de quatre heures pour un simple billet, quand j’y pense) ; en revanche je n’y écrirai plus.

Pour autant, si je devais vous donner de mes nouvelles :

Déjà, un de mes textes a été publié pour illustrer une série de photographies que nous avons réalisée l’an passé, Alexandra Banti et moi-même : La Femme sauvage, toujours disponible à la vente sur le site de la demoiselle. J’en parlerai plus en détail ailleurs sans doute (ce suspense insoutenable), quoi qu’il en soit c’était émouvant de voir ce que j’avais écrit dans un ouvrage imprimé, même un petit texte illustratif de rien du tout. J’ai d’autres petits textes en attente de publication, ce qui me cause une joie sidérale. 

Je fais partie depuis quelques mois du collectif des Amaranthes, composé d’Alexandra Banti, Solène Ballesta, Marion Saupin et Camille de Délicate Distorsion. Nous souhaitons explorer de nouveaux modes artistiques, de nouvelles façons d’aborder des thèmes centenaires, bref, de faire vivre (ou revivre, c’est selon) une certaine idée de la poésie. Et à plusieurs, nous sommes plus forts, c’est bien connu. Nous avons passé quelques jours dans la forêt au mois de mars pour diverses expérimentations autour du végétal, j’en garde un très beau souvenir. 

Mais surtout, je suis en train de finir un trio de nouvelles qui paraîtront d’ici la fin de l’été, avec le collectif mentionné plus haut, accompagnées de photographies et d’illustrations autour de la lune, en auto-édition. 

Je reste évasive car je parlerai de tout ça en détail sur mon nouveau joujou, hanabolkonski.com, (en gros pour l’auto-promotion sauvage, c’est la règle ici),  un peu vide pour le moment mais qui s’étoffera bientôt, en fonction du temps… (car vous l’aurez compris, le temps est toujours mon principal antagoniste).
Je change de plateforme parce que j’ai toujours aimé les grandes cassures d’une période à une autre, et également parce que ça me permettra de mettre certaines choses en avant (au hasard : les écrits). 

Merci d’avoir suivi Burogu-chan jusqu’ici, merci de m’avoir permis de cerner un peu mieux mes ambitions, et à bientôt, je l’espère.

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