Affichage des articles dont le libellé est Magical Girls. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Magical Girls. Afficher tous les articles

mardi 19 juillet 2016

CCCXVII ~ Magical Girl

À cause d’un sérieux manque de temps, je consacre aujourd’hui seulement un billet sur le premier zine de l’association Circé, que nous avons mis en ligne il y a près d’un mois et demi maintenant, et que vous pouvez lire ici. Nous sommes vraiment heureuses qu’il ait pu voir le jour ; il a évidemment ses défauts, comme tout premier essai (mais ne comptez pas sur moi pour vous aider à les chercher… !), pour autant c’est un vrai plaisir d’avoir pu porter ce projet à terme. Une version imprimée est prévue, mais elle sortira à l’automne, après que nous ayons profité un peu des douces vacances d’été.



~~~

Ce thème me tenait particulièrement à cœur, pour des raisons qui ont souvent été distillées au gré de mes billets (élan nostalgique, recherche du pouvoir féminin, crise du conte et de la spiritualité, etc.) ; et je sais qu’à terme j’aimerais pousser le plus loin possible mes recherches entre la sorcière de l’an mille et la magicienne pastel du troisième millénaire. Je viens d’achever une énième lecture de Sailor Moon et je suis toujours autant marquée par les degrés de lecture presque mystiques que j’y trouve au fur et à mesure que je m’y confronte. C’est amusant comme, dans ma petite édition pauvrement traduite des années 1990, la médiocrité du texte réussit à transmettre toute la noblesse des thèmes abordés. On parle beaucoup de tout l’aspect social de Sailor Moon (femme qui protège l’homme, femme indépendante, relations homosexuelles etc.), parce que, ma foi, l’homme contemporain semble se borner à l’étude sociale de tout ce qui lui tombe sous la main, mais le contenu symbolique et spirituel est lui aussi très évolué ; j’en avais déjà un tout petit peu parlé dans mon article sur Saturne. C’est vrai que je m’intéresse beaucoup à tout ça…

… mais ce n’est pas exactement le sujet ici. Je tenais vraiment à participer à ce zine, et même si je regrette de ne pas avoir pu donner quelque chose de plus travaillé (le manque de temps, encore et toujours), j’ai tout de même réussi à rendre ma copie à temps !

Creamy Mami par Charlotte Skurzak.
Nous sommes les enfants de Quatrevingt-dix, sur nos épaules coulent les humeurs sombres du marasme, mais notre espérance n’est pas morte avec le siècle. Nous portons du sucre au bord des lèvres et un glaive dans le cœur ; nous combattons d’allégresse, nous vainquons de notre rire. Dans l’ombre des corps, quelques silhouettes flamboient, le lilas d’une chevelure étincelle, ternissant encore un peu la pâle lumière du néon ; nous marchons, magiciennes du nouveau millénaire, nous chantonnons et notre cœur est chaud, car dans nos bibelots de verre et de plastique scintillent d’antiques secrets de puissance et d’amour. Blâmez notre légèreté ! Nous sommes des sanctuaires, et nos joies n’ont rien de puéril : elles contiennent toute la musique du monde. Craignez la couette : elle coiffe l’enchanteresse qui embrasse la modernité pour mieux en dévorer le bonbon. 

 ~~~

Bien des tristes choses se produisent depuis plusieurs mois, et le passage de relais entre une génération fatiguée, tétanisée, et une génération pleine d’espoir, d’ambition et d’idéaux ne saurait tarder. Bientôt ces magiciennes qui se contentaient de rêver auront la plénitude de leur pouvoir entre leurs mains, et je serai parmi elles, et nous ferons toutes ensemble de ce début de millénaire le creuset bouillonnant des siècles à venir.

(Et si vous voulez voir quelques images de notre pique-nique d’anniversaire, c’est par ici.)

jeudi 14 mai 2015

CCXXXI ~ Des choses et d’autres choses.

Mes deux dernières fins de semaine se sont déroulées au bord de la mer, et, aujourd’hui, la pluie me sert de souvenir aquatique. Et dire que, voilà cinq jours, je bravai les 12° C de la Manche à la tombée de la nuit… (Alors que d’autres se baignaient en Grèce. Bon.)

Peu de photos de cette plage bretonne dont les couchers de soleil m’avaient tant émerveillée l’an passé. Rien à faire, je n’en capturerai jamais l’essence. Cet horizon lisse où l’eau devenait le miroir de la clarté de juin est condamné à rester errant dans les limbes de l’imagination. Mais au moins, chez elle, je peux toujours me baigner… même à Paris.
 
Une rescapée.

Et j’ai encore rapporté des coquillages.
Je suis quelque peu à la traîne par ici, j’ai de belles collaborations à poster, notamment une inspiration Sarah Moonesque que j’aime vraiment beaucoup (et que je commencerai sans doute à égrener ce soir sur mon Tumblr). 


Ces deux photographies de Sarah Moon ont été le fil rouge de cette série. Je ne peux faire mieux comme mise en bouche !

Je suis contente de revenir à des thématiques un peu plus sombres. J’essaye beaucoup de choses ces derniers temps (même du 70’s-lunettes-mange-visage, c’est dire), mais le noir reste ma couleur.


C’est d’ailleurs pour cela que je m’achète des vêtements rouge et crème… Cet ensemble Moitié était un rêve depuis que j’avais essayé la version noire chez ma Sa-Shimi l’an passé, quant à la robe Gunne Sax, elle traînait sur ma wishlist depuis des siècles (oui, oui) avant de brusquement disparaître voilà quelques semaines. Sa réapparition en début de mois était un signe du destin (je n’ai pas du tout de rapport démesuré avec mon dressing). Mais en même temps, quelle merveille !

Et je continue à bidouiller, malgré une légère baisse de régime en début de mois. L’Amy a retrouvé dans un fond de tiroir des babioles de métal vieilli qui me donnent des envies de dolly ou d’orientalisme surchargé (ce qui est à peu près la même chose). Ne me manquent que des crânes – j’ai d’ailleurs continué de démonter mon collier Nécrosarium, qui se divise désormais en collier à trois pendeloques et en paire de boucles d’oreille, j’attends simplement une babiole morbide à raccrocher à la croix centrale – on n’a jamais assez de babioles morbides. Alors en attendant, je termine une série de trucs mignons.

La clef du temps !
Ma chouette récréation moonesque m’avait permis de m’amuser à créer le cristal de Serenity, mais cela faisait des lustres que je rêvais de la clef du temps et de son cristal du futur. J’avais trouvé la clef dans un gacha à Tôkyô (moyennant quelques cris hystériques), mais je ne trouvais pas de cristal rose pâle. Qu’à cela ne tienne, j’ai teint le mien à l’encre… et cela m’a pris un temps fou. Le rose est, en revanche, vraiment très pâle – ce qui ne me dérange pas plus que ça, en fait.

Par exemple, ici, la teinte rose se voit vraiment à peine. Mais enfin.
Quant à ça, euh…
Comme souvent je m’éparpille beaucoup trop, j’ai un voile sur le thème des étoiles en cours de préparation, une couronne pour aller avec cette croix fleurie, des fleurs de soie à coudre sur quelque chose – admirez ce sens de l’organisation –, et ainsi de suite. Je bidouille de la nacre aussi. Pour vider mon stock de coquillages. Heureusement que je passe à peu près 3 heures chez moi par jour, tout avance à une vitesse…

 Et… voilà.

jeudi 23 avril 2015

CCXXVIII ~ Usagi-Chan no Moon Healing Escalation

Tsuki ni kawatte oshioki yo !!

Je me suis déjà beaucoup étendue sur mon amour pour Sailor Moon par ici, mais rarement ai-je eu l’occasion de l’incarner. C’est maintenant chose faite, grâce à la toujours si talentueuse Charlotte Skurzak.
À vrai dire, j’espère que cette série marquera le début de petits cosplays sans grande prétention autour des Magical Girls. Ma prochaine envie serait de donner corps à Chocola de Sugar Sugar Rune, autre manga que j’aime énormément. Ce sera l’occasion d’en parler un peu par ici !
La plupart des grandes séries de Magical Girls sont pour moi d’excellents ouvrages initiatiques à destination des jeunes filles, où les personnages sont généralement forts et attachants. La nostalgie parle évidemment beaucoup dans cette sympathie que j’ai pour elles ; en grandissant j’ai découvert certaines faiblesses scénaristiques, quelques lourdeurs un peu niaises, mais qu’importe !
Je ne compte pas m’étendre plus que cela sur Usagi, déjà bien présente en ces lieux. Je vous renvoie simplement à cet article de mon amie Heiwa que j’avais déjà mentionné il y a quelque temps, très bien documenté, et qui contient pas mal de liens intéressants sur le sujet. 



Sailor V, mon idole !
Transparent White Star