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| Joie ! |
Sentir la pression et le remous de la mer contre ma peau est véritablement l’une des sensations que je préfère au monde (et, pour citer Shimi, en réponse à mes insupportables pâmoisons : « Et dire qu’on vient de cette merde ! »).
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Le lendemain, nous avions décidé d’aller visiter le château de Kerjean, un château finistérien du XVI
e siècle qui abrite en ce moment une exposition sur la nourriture à l’époque de la Renaissance.
(Cette robe est décidément partout sur mon blog en ce moment. Mais en même temps, elle le mérite.)
Sur le chemin, en voiture, nous sommes tombées par hasard sur l’église de Bodilis, une merveille de gothique breton, avec sa façade de granit, son cimetière paroissial, et son décor superbe en bois peint plus que kitsch.
Nous ne nous attendions vraiment pas à trouver une aussi belle construction sur le trajet, nous nous sommes arrêtées là par hasard après avoir vu le clocher par la fenêtre de la voiture. C’est ce que j’apprécie, dans ce genre de voyages. La flânerie que permet le monde moderne est fascinante. N’importe qui peut décider de se perdre dans un lieu ou dans un autre, avec une relative sécurité (dans le monde occidental, du moins), découvrir paysages et monuments avec tout le plaisir de l’errance et de l’imprévu.
Et après une heure de route, le château !
D’après ce que j’ai compris, Kerjean a été minutieusement restauré à la fin du XX
e siècle, après de longues décennies de tourmente. Les propriétaires terriens ne sont pas toujours tendres avec leurs biens ! Le musée en lui-même est assez ludique, avec beaucoup d’effets visuels, des vidéos, du contenu interactif ; en règle générale j’ai tendance à trouver ces pratiques lourdes et infantiles, mais ici ces méthodes étaient vraiment bien gérées et utilisées. L’exposition sur la nourriture était amusante et bien fournie. J’y aurai appris qu’à l’époque, le poulet se mangeait bouilli, les huîtres rôties, et la salade confite…
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| Les jardins du château vus d’une petite fenêtre. |
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| Les cuisines… Oui, j’aime ce genre de plans. |
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| (=^● ⋏ ●^=) |
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| Un peu de vaisselle. |
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| Ah ! Si j’étais riche… |
Mais enfin ! Il se faisait tard, et je n’avais toujours pas vu la moindre vaguelette. Shimi avait prévu de m’emmener à Sainte-Anne-la-Palud, une plage assez proche de Quimper, et seul souvenir breton que je garde de mon enfance ; des kilomètres de dunes et de sable fin, et des couchers de soleil éblouissants.
Je ne sais si la fibre nostalgique fut la cause de mon émerveillement ce jour-là, mais cet après-midi restera l’un des plus idylliques que j’ai passés. L’océan, calme et plat, s’était gorgé de la chaleur du soleil, et son eau était délicieuse.
Nous plongeâmes avec plaisir, dérivâmes assez loin de la côte, nous éclaboussâmes, jouâmes, rîmes encore et encore, toutes à notre joie d’être ensemble dans un si joli lieu (et au passage, dites bonjour à la maison de mes rêves).
Je suis rentrée chez Sa-Shimi mon chapeau plein de sel et de coquillages.
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| Et nous sommes passées par Locronan au retour. |
Mais enfin, mesdemoiselles ! N’en avez-vous pas eu assez ? L’air marin n’a-t-il pas suffi à vous épuiser, vous en fallait-il encore plus avant de trouver le sommeil ?
Non, la nuit des musées tombait ce soir-là, alors nous sommes parties visiter le musée des Beaux-Arts de la ville.
Party hard au milieu des tableaux jusqu’à minuit et demi, ne manquait que le champagne (ou le chouchen, soyons beaux joueurs).
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| Jean-Honoré Fragonard, La Perte de la rose (1760). Ces petits amours, quels tombeurs. |
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| Hubert Robert (sic), Fête de nuit à Trianon (1783 – bientôt, ça allait moins rigoler). |
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| Fernand Lequesne, La Légende de Kerdeck (un titre qui sent bon le Bretagne, donc). |
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| Mon préféré : Tempête sur les côtes de Belle-Île (1851), de Théodore Gudin. |
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| Et un joli vase qui traînait par là (« Well hello, lovely. ») |
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| J’ai cosplayé Shimi pour l’occasion. |
Et en rentrant, épuisées mais heureuses, nous avons échoué devant
Devdas, mon premier bollywood (aussi surprenant que cela pourrait paraître pour une vendue aux rêveries indiennes comme moi). Avec du sirop de rose et de la limonade.