jeudi 23 avril 2015

CCXXVIII ~ Usagi-Chan no Moon Healing Escalation

Tsuki ni kawatte oshioki yo !!

Je me suis déjà beaucoup étendue sur mon amour pour Sailor Moon par ici, mais rarement ai-je eu l’occasion de l’incarner. C’est maintenant chose faite, grâce à la toujours si talentueuse Charlotte Skurzak.
À vrai dire, j’espère que cette série marquera le début de petits cosplays sans grande prétention autour des Magical Girls. Ma prochaine envie serait de donner corps à Chocola de Sugar Sugar Rune, autre manga que j’aime énormément. Ce sera l’occasion d’en parler un peu par ici !
La plupart des grandes séries de Magical Girls sont pour moi d’excellents ouvrages initiatiques à destination des jeunes filles, où les personnages sont généralement forts et attachants. La nostalgie parle évidemment beaucoup dans cette sympathie que j’ai pour elles ; en grandissant j’ai découvert certaines faiblesses scénaristiques, quelques lourdeurs un peu niaises, mais qu’importe !
Je ne compte pas m’étendre plus que cela sur Usagi, déjà bien présente en ces lieux. Je vous renvoie simplement à cet article de mon amie Heiwa que j’avais déjà mentionné il y a quelque temps, très bien documenté, et qui contient pas mal de liens intéressants sur le sujet. 



Sailor V, mon idole !

samedi 18 avril 2015

CCXXVII ~ De l’esthète.

Combien sommes-nous, pauvres humains, à rêver de nos rituels de solitude lorsque les contraintes de la vie en société deviennent de plus en plus écrasantes… Jouer avec l’absurde ne suffit pas toujours à balayer la monotonie qui encrasse l’existence.
Je profite toujours des miens avec avidité. Ils se ressemblent, au fil des années, seule la lumière change réellement, d’une saison à l’autre.
Je me pelotonne dans mes vieilles étoffes, j’attrape le Livre, souvent de la poésie, même en prose, quelques mélodies, et plus rien d’autre n’existe, sinon la lueur de la bougie et le thé qui infuse tranquillement.
Les parfums s’harmonisent, la liqueur dans le verre de fortune prend les reflets mystiques de la banalité de cette soirée d’avril qu’une phrase, un vers, un mot, auront suffi à rendre unique.
Bien peu de choses, en vérité, que cette magie des conditions réunies qui tout à coup rendent mon corps éthéré ; où, seule dans mes fripes, avec mon chat et mon vieux livre – quel tableau ! – je ressens la rosée contre mon pied nu, et la brise d’une après-midi forestière entre mes doigts, et partout ailleurs les vagues qui se brisent contre ma peau rougie par le couchant.
Je bois mon thé et mange ses feuilles, ressens le violent besoin de boire le jus d’une orange, puis celui, tout aussi impérieux, de ne me nourrir que de fumée d’encens… Entre mes murs transfigurés par le Soleil se mêlent des océans de paysages que je contemple du haut de mon rocher avant de les fondre en moi, et de me fondre en eux. 

Un peu du Livre. Du Nerval, pour changer (ou pas).

À vrai dire j’étais venue ici avancer un fichu billet qui me hante depuis des années sur l’ero-loli et que je ne parviens à sortir tant j’ai à dire dessus, tant la vision que j’en ai s’affine et s’élargit au fil des mois, et lorsque, enfin, je parviens à classer mes idées de façon cohérente, je réalise qu’elles sont complètement obsolètes. Bref, je ne suis jamais satisfaite. 
Je me demande si je ne devrais pas, simplement, essayer d’exprimer mes idées par des images plutôt que par des mots, mais c’est une facilité qui m’agace. À chacun ses paradoxes, voilà l’un des miens : je pose et partage joyeusement image sur image, à travers ce blog ou mon compte Instagram, mais je trouve malgré tout que nous sommes envahis par elle et que son abus se transforme en frein pour la réflexion. Je préfère passer de l’image au mot, légender plus que de laisser simplement une photo à mâchonner.

Lorsque je présente des styles ici, mon objectif n’est pas tant d’en rédiger un article encyclopédique que d’en présenter ma vision. D’autres le font bien mieux que moi, c’est pourquoi j’accompagne toujours ce type de billets de liens annexes plus « techniques » ou rigoureux. Et je ne sais pourquoi mes impressions sur ce style fluctuent autant ; sans doute parce que, ayant trait à une certaine forme d’intimité, il dévoile plus que d’autres. L’ero, pour rester vague et basique, est pour moi le moment où la lolita fatiguée de ses atours erre chez elle en déshabillés précieux, pourquoi pas pour l’un de ces moments magiques des conditions réunies. J’en ai une vision très égoïste en fait, où, plus tout à fait poupée ni vraiment femme, elle s’offre un instant de belle et profonde solitude. Elle est le paroxysme du lolita d’une certaine façon, comme si, en en retirant les couches extérieures, on parvient à son repos, et par là, à sa nature véritable. L’idée n’a rien de neuf, mais le dessous, à tort ou à raison, a toujours eu ce parfum de révélation. L’érotisme, pour peu qu’on veuille en teinter l’ero-loli (et encore) n’est pas pour moi la révélation du corps mais celle de l’âme. Ce qui me fascine, dans le déshabillé, la nudité, n’est pas tant l’excitation du sexe (parce que bon, un vagin ou un pénis, ça fait du bien, mais on s’en fout un peu quand même) que ce qui me sera révélé sur l’être. Et le plus rigolo, évidemment, c’est d’en jouer, de ne jamais se révéler pleinement mais de laisser des indices. Le plus puissant l’indice, le plus forte la charge érotique. Même une poignée de main peut devenir très exaltante. (On sent que je m’égare là, non ?).
 
Je pense que l’on frôle ici mon plus gros problème. L’érotisme, le corps, me fascinent. Je trouve la nudité merveilleuse. Et je me sens totalement à l’opposé de ce qu’en fait le XXIe siècle. Lorsque je discutai, voilà quelques années, de l’ero-loli, on me répondait que « si je veux devenir sexy pour mon copain, je mets des talons et une belle robe, pas du loli », alors qu’il ne fut jamais question de rendre le loli sexy par le biais de l’ero. Les deux choses sont si loin l’une de l’autre. Je trouve désespérant qu’à notre époque, alors que le sexe est enfin débarrassé de son côté tabou, sale, répugnant, etc. etc., on ne puisse s’en libérer suffisamment pour voir qu’il existe un monde entre l’érotique et le sexy. Comme toutes les choses agréables qui sont désormais à la portée du plus grand nombre sans culpabilisation, le corps est gâté par l’abus. Parce que l’humanité ne sait pas apprécier les choses en esthète. Parce que l’humanité préfère la frénésie à la suavité. Le monde est devenu ce petit-bourgeois honni de générations d’artistes.

Ces derniers mois, j’essaie de grandir en cherchant quelle poésie se trouve dans son refus. Tous les soirs, en pleine crise de panique face à la foule qui se presse dans mon RER (oui, je crains la foule), je recherche cette magie des conditions réunies, et franchement, je peine. Ou, si j’y arrive, c’est par le miracle d’une sensibilité qui se calerait sur la mienne. Ce qui est bien trop facile.
J’aimerais écrire une œuvre lyrique sur ce XXIe siècle qui me désespère. La crudité réaliste pour ce monde-ci est trop facile, elle aussi. Et le lyrisme sur les thèmes éculés de la nymphe et du coucher de soleil l’est tout autant (ce qui ne m’empêchera pas de continuer à l’exploiter, because of reasons). Je cherche, sincèrement, la beauté partout. Et, si je ne parviens pas à la trouver, et bien ! J’aurai essayé. Et je n’aurai pas été vaincue par le cynisme à moins du quart de siècle. Ne laissons pas à la postérité cette image égotiste et satisfaite d’elle-même qui menace de nous coller à la peau. Tout doit devenir moyen. L’arbre comme la plaque d’égout. Le monde contemporain n’est pas coupé du reste de l’histoire littéraire et artistique. Le XIXe siècle, pourtant pétri d’aristocratie financière et de laide industrie (et si encore il n’y avait que ça !), a pourtant achevé des chefs d’œuvre.

(Oui, bon. Pour le coup, c’est très facile.)

vendredi 17 avril 2015

CCXXVI ~ Gloire à mon chat.

Ce mois-ci, Muffin-le-Chat aura cinq ans. Elle est devenue une grande dame qui se lèche l’arrière-train sans jamais perdre de sa dignité (ou si peu) et qui réclame ses croquettes matinales dès 5 heures à coups de patte (froide) sur le bout de mon nez. 

Je parle toujours d’elle avec dérision, parce que ses mimiques sont drôles, parce qu’elle agit parfois un peu bêtement, parce qu’il m’est si simple de rire de ce que j’aime. 

Elle me fixe curieusement lorsque je me douche.
Elle a déclaré la guerre à mes rubans et attaque dès que l’un deux a le malheur de frôler le sol.
Elle ronfle d’un souffle aussi fragile qu’un léger ronron. Mais ronfle tout de même. 

Nous nous tournons autour et nous chamaillons comme un vieux couple, souvent lassées l’une de l’autre, moi de ses suppliques, elle de mes sautes d’humeur. Elle noie son ennui dans le sommeil, le mien me torture dans l’insomnie.

Nos retrouvailles durent le temps de nos caprices, mais leur force annihile les heures banales. Elles rayonnent de la solennité du message silencieux qui émane du céladon de ses yeux, alors que d’une griffe pressée contre mon bras elle attire mon attention ; c’est ce que l’ange déchu, dans toute la puissance du vain orgueil, appelle amour, et comme lui, je me réchauffe avidement à sa flamme délicate…
Alors Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate.


Et je terminerai sur une diva à son image.

lundi 13 avril 2015

CCXXV ~ Ze WIP

Vendredi dernier, je reçus le collier Necrosarium que j’avais commandé voilà plusieurs semaines et dont je parlais ici.

Lui, là.
Comme je m’y attendais, la forme ne me convenait pas, bien trop visual kei pour mes goûts, entre la chaîne noire assez lourde et les Christ plutôt clinquants. Du coup, j’ai quelque peu transformé la bête tout en en conservant la base. Voici les modifications effectuées pour le moment :
~ J’ai remplacé la chaîne par de petits coupons de dentelle.
~ J’ai accroché les perles auparavant suspendues aux croix sur ladite dentelle.
~ J’ai rajouté des perles de bohème rouge sombre sur les deux coupons de dentelle qui entourent la croix centrale.
~ J’ai remplacé les perles de verre qui se trouvaient entre chaque croix par des perles d’onyx.
~ J’ai rajouté une perle goutte de verre bordeaux sur le fermoir pour l’habiller un peu.


Ma plus grande hésitation portait sur les Christ et leur clinquant… Pour l’instant, plutôt que de les enlever, je les ai recouverts d’encre sépia pour les ternir un peu et leur donner un aspect plus vieilli. On verra si je m’en contenterai.


Je suis plutôt satisfaite du résultat, même si je pense apporter encore des changements. Cinq grosses croix alourdissent trop mon cou, je trouve ; je pense retirer deux d’entre elles pour en faire des boucles d’oreille, et pourquoi pas ajouter un crâne sous la croix centrale pour accentuer l’aspect memento mori qui décidément ne quitte pas mes obsessions depuis plusieurs mois.


Je suis plutôt assidue depuis une semaine dans mes crafts, et j’expérimente pas mal avec la résine ; je vous reparlerai sans doute bientôt de tout ça !

mardi 7 avril 2015

CCXXIV ~ De deux choses l’une…

…l’autre c’est le soleil.

Pas vraiment de « choses » à proprement parler aujourd’hui, juste un prétexte pour plagier cette citation que j’adore. Un peu de fourre-tout, ça faisait longtemps.

Et le printemps ! Les senteurs qui égaient mes journées, le soleil qui embrasse la nuque, les hommes en rut qui vous détaillent la langue pendante, vermine de mes imprimés fleuris que je porte dès que je le peux. En attendant, j’écoute du Ravel : mon existence est cyclique. 


C’est encore par temps de pluie que je la préfère, celle-ci, d’autant que j’associe le mois d’avril à cette pluie franche et diluvienne qui donne à la terre un parfum de fraîcheur, de jeunesse. Les averses se suivent et ne se ressemblent pas, celles d’août, par exemple, rendent l’atmosphère moelleuse, derrière leur violence torride…


J’ai découvert ce Tumblr il y a peu, et maintenant j’y passe des heures. J’aime voir comme certaines nuances sont précises dans une langue et très peu dans une autre, comme dans le japonais (on parle mieux de ce que l’on connaît), où les nuances de clair et d’obscur sont souvent très justement cristallisées en un terme qui en retient toute la substance. Comme le komorebi, soit le jeu des rayons solaires à travers le feuillage…

Je trouve drôle que ce mot soit islandais.

Outre les mots, ma lubie du moment est la mise en scène de petits insectes et de coquillages. Je dessine vaguement des croquis où l’aile du papillon répond à la nacre, avec quelques cailloux et cristaux pour agrémenter le tout. J'ai même du sable noir de Polynésie qui n’attend que ça… J’espère avoir suffisamment avancé dans mes idées pour commencer mes premiers dioramas le mois prochain, je refuse de tâtonner avec le vivant (enfin, vous voyez).

Et pour finir, une rapide wishlist de saison :

La Cardinal Rose me refait de l’œil…

…mon flacon est presque vide (vous connaissez mon parfum, maintenant)…

 …et ça, et bien… on a bien le droit de rêver un peu.

Charmant début de printemps à vous tous !
Transparent White Star