mercredi 16 avril 2014

CLIX ~ Slow Like Honey

[coupure dans le récit londonien]


« Though dreams can be deceiving
Like faces are to hearts 
hey serve for sweet relieving
When fantasy and reality
Lie too far apart

 So I stretch myself across like a bridge
And I pull you to the edge
And stand there waiting
Trying to attain
The end to satisfy the story
Shall I release you?
Must I release you
As I rise to meet my glory? »

Je suis retombée amoureuse de la chanson que j’ai dû le plus écouter quand j’avais 15 ans et que je traînais mon spleen entre le boulevard Saint-Germain et l’église d’Auteuil. Le quartier de mon enfance me manque, au printemps les trottoirs étouffaient sous les pétales de cerisiers, on ne croisait pas un chat lorsque l’on sortait à la bonne heure, et je pouvais essayer de me fuir à l’envi. Rêver aux bancs de la faculté, le besoin désespérant de solitude, et ce vague à l’âme poisseux qui revient me visiter de temps en temps… Huit ans déjà, je le sais et pourtant n’y crois pas.

mardi 15 avril 2014

CLVIII ~ Himitsu by Syrup.

[coupure dans le récit londonien]

Lace Fetish Dress.
Alors que j’ai décidé aujourd’hui de rentrer dans une période de no buy qui devrait s’étendre jusqu’à juin (au moins), j’ai un peu flâné sur le site d’une marque que j’ai connue grâce à Larme et que j’aime définitivement beaucoup (malgré ses prix parfois prohibitifs), Syrup. Je suis loin d’être une pastel girl, mais j’apprécie beaucoup cet univers femme-enfant fait de dentelles et de matières satinées, faussement innocent sans tomber dans la facilité sinon le graveleux. 



J’adore la façon dont la mode japonaise réussit à s’approprier l’innocence avec un érotisme très léger, pas nécessairement de manière sexy ou sensuelle, juste assez pour éveiller un sourire. C’est une belle ode à la féminité, loin des parfums capiteux de la femme fatale, mais qui permet tout de même de s’approprier son corps avec esthétisme. Comme le lolita en fait ; à vrai dire j’associe beaucoup Syrup à l’ero-loli.


J’ai très envie de ça en ce moment, de tons crème, de rose aux joues, et de douceur.

vendredi 11 avril 2014

CLVII ~ Enchanted event.

Mes deux beaux lapins.
J’ai eu la bonne idée de casser l’objectif de mon appareil chéri pendant mon week-end londonien, pas beaucoup de photos personnelles donc, mais j’avais tout de même envie d’écrire un petit quelque chose sur Enchanted (même si pour être honnête, avec toutes les images et articles qui émergent un peu partout ces derniers jours, je ne sais pas vraiment par où commencer ; d’autant que mon cœur a beaucoup joué au yoyo durant cette fin de semaine, difficile de démêler tout ça !).

Tout d’abord j’étais terriblement heureuse à l’idée de défiler là-bas, terriblement angoissée également, mais ce sont de belles émotions, au fond. Représenter une marque, le travail d’un créateur, même pour quelques secondes, ce n’est pas rien ! Pour ma part j’avais été choisie par le revendeur Lorina Liddell, qui propose des marques comme Excentrique, Triple Fortune, ou encore Pina Sweet Collection à l’export, et franchement, j’ai trouvé ma tenue fantastique.

Notre petit groupe Lorina Liddell.
Une robe avec des champignons, des papillons, un col avec des pattes d’animaux, plein de fleurs dans les cheveux et un. sac. théière. J’étais un sous-bois en début d’automne, un ciel d’octobre en début de soirée. Imaginez ma joie.
(On voit plein de jolis détails sur le Tumblr de Lorina Liddell.)

Mes autres coups de cœur de ces défilés furent chez Juliette et Justine ainsi que chez Grimoire (surprenant). J’ai pu voir ma (oui, ma) Chimère de la Dentelle en chair et en os (enfin…), portée par Lyci en plus, la réincarnation pré-raphaélite du lolita par excellence… (les deux photos qui suivent ont été prises par Marie).

À gauche, donc.
Mila pour Grimoire. La tenue est superbe, et ce genre de style plus mature lui va très bien également !
Après le défilé, j’ai enfin pu prendre un peu de temps pour me promener à travers les stands. Fauchée comme les blés, je ne leur ai jeté qu’un regard timide, cédant toutefois à l’appel du bloomer à jarretelles de chez Atelier Dormir (où j’ai gagné un cadeau. Ma poisse pour trouver un appartement est compensée par une chance incroyable aux tirages au sort) et du tote bag Grimoire.

Le plafond de la salle était joli.
Ensuite, léger trou noir, je me rappelle juste avoir mangé quelques guimauves parfumées à la violette pour me redonner un peu d’énergie ; j’étais épuisée… Je me souviens de m’être échouée à côté d’Aliénor et de Ludovic pour prendre un peu de leurs nouvelles, pendant le début du tutoriel de maquillage exécuté par Minori. Je me suis sentie d’ailleurs un peu triste pour les invitées de voir leurs interventions aussi peu suivies, entre un léger couac lors de l’annonce du goûter qui a vu une marée humaine se précipiter vers le buffet (350 personnes affamées dans une salle, la guerre est ouverte) et les groupes d’amies parties se photographier dans les jardins, un petit quart seulement d’entre nous sommes restées durant le Q&A. Où les invitées n’ont pas eu droit au micro. Bon. D’un autre côté, allez organiser une convention aussi énorme avec autant de choses à gérer ; les légers soucis d’organisation sont inévitables, et l’équipe de SFE s’en est plutôt bien tirée malgré tout (exceptée la gestion hasardeuse du stand de seconde-main, mais personnellement je blâme plus les demoiselles sans gêne qui arrachent les vêtements de leur cintre et vous bousculent comme si leur vie était en jeu pour quelques bouts de jolis tissus).

Finalement nous sommes sorties à notre tour prendre l’air et immortaliser notre Enchanteam version 2014.

Et revoici mes deux beaux lapins.
La paire formée par Chloé et Camille était parfaite. Un vrai twin, c’est superbe ! Tout dans leur tenue a été minutieusement réfléchi, j’ai assisté avec plaisir à certaines de leur séances de création et le résultat était vraiment à tomber.



La petite larmichette de bonheur de cette journée a été versée pour Aurélie, que nous revoyions pour la première fois depuis plusieurs mois. J’étais contente de pouvoir passer cette journée avec elle !

Dans la lune avec Dieu-Ly.
 Éclat de rire avec Julie (cette Gunne Sax, mein Gott!)
Lempi et moi (changement de lumière : la photo est de Camille).
Team plateformes.
Tadaa ! (la photo est encore de Camille).
À la fin de la journée, nous nous sommes écroulées dans une pizzeria près de notre auberge de jeunesse, épuisées, à rire pour trois fois rien, échanger des anecdotes croustillantes d’inintérêt, rire à nouveau, et manger.
Nous étions de petits zombies. Retourner à l'auberge, ranger nos sacs, nous déshabiller, nous mettre au lit fut une sorte de chemin de croix ; nos lits encastrés les uns dans les autres furent nos tombeaux moelleux.

jeudi 10 avril 2014

CLVI ~ Saint-Dunstan-in-the-East


Je commence enfin la rédaction des quelques articles que je voulais écrire sur Londres, et enfin, enfin ! je revis à travers quelques photos notre exploration de Saint-Dunstan-in-the-East, une église en ruines transformée en jardin au cœur même de la City. J’y ai docilement suivi Clafou-Chloé qui désirait ardemment la visiter, et ce fut la découverte la plus poignante que j’ai faite depuis quelques bons mois.


  photo DSC_0808_zpsad4bfc54.jpg





 

mardi 25 mars 2014

CLV ~ Could we just... maybe... No ?

Do you mean… talk about the money I’ve been spending lately, while I should keep it for my future serious adult independant life ?

Ma dernière acquisition, signée Victorian Maiden. Finalement, certaines choses ne changeront jamais.
Quelques nouvelles.

Tout d’abord, comme promis, MOI AUSSI JE L’AI VU, tire li lalalère, Néron est rond petit patapon, j’ai été voir Only Lovers Left Alive, et c’était fantastique, contemplatif comme j’adore, avec de la musique qui transporte. J’attends avec impatience la sortie de Real (demain !), avec Ayase Haruka, actrice que j’ai aimée dès que je l’ai vue jouer (dans Hotaru no Hikari et Mr. Brain entre autres).

Il faut que je regarde cette série à nouveau.
Je suis contente à l’idée qu’elle puisse commencer une carrière internationale, d’autant que le synopsis de Real semble vraiment sympathique (l’amant d’une jeune dessinatrice tombée dans le coma après une tentative de suicide plonge dans son inconscient afin d’essayer de la ramener à la réalité).
Mais mon plus beau souvenir cinématographique de ces dernières semaines reste la projection de Phantom of the Paradise, mon film préféré de tous les films du monde, dans quelques salles de cinéma parisiennes. Du coup je suis maintenant retombée dans une obsession de cette décadence kitsch 70’s. J’écoute la bande-originale en boucle et je m’achète du Gunne Sax pour le porter avec mes plateformes Meta et du jasmin trop odorant dans les cheveux.

Ma future Gunne Sax. Et de quatre pièces de cette marque dans ma garde-robe !

En parlant de fleurs, j’attends ceci aussi… du Vivienne…
Et j’ai gagné une veste parme au travail… Merci à l’équipe du casting qui donnait certains de ses vêtements.
Je vais visiter un appartement ce soir, j’espère que ça sera concluant. Même si j’aime bien regarder Kamen Rider en dînant avec Clafou-Chloé, rien ne vaut un chez-soi.

Pour finir, je porte plein de bagues à mes doigts, que j’ai achetées chez Les Fleurs
… alors que mars explose…
Transparent White Star